Votes · Scrutin n° 2146 · 28 mai 2025 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 211 de M. Brun et les amendements identiques suivants après l’article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de simplification de la vie économique (première lecture).
Demandé par : Présidente de séance
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · Après article 15
- Texte
- Projet de loi de simplification de la vie économique Projet de loi ordinaire
Amendement déposé par M. Fabrice Brun et 6 cosignataires (DR) · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
L’article 15 du présent projet de loi étend aux centres de données en raison de leur importance pour la transition numérique, écologique ou la souveraineté nationale, le statut de « projet d'intérêt national majeur », introduit avec la loi n° 2023-973 du 23 octobre 2023 relative à l'industrie verte pour les projets industriels les plus stratégiques, afin d’accélérer et sécuriser leur implantation en France.
Afin d’accompagner cette reconnaissance et d’accélérer leur déploiement, il est essentiel de faciliter leur raccordement aux réseaux de fibre optique. Cet amendement, réintroduit une disposition adoptée par le Sénat, qui réduit les délais d’examen des demandes de permission de voirie du domaine public ainsi que le délai laissé aux propriétaires ou aux syndics de copropriété pour présenter leurs observations pour l’implantation de servitudes télécoms.
Ces dérogations permettront de réduire les délais administratifs, d’assurer une mise en service rapide de ces infrastructures stratégiques et de renforcer l’attractivité des territoires pour le développement de nouveaux centres de données, indispensables à l’économie numérique, la souveraineté et à la compétitivité nationale.
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
I. – Par dérogation à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 47 du code des postes et des communications électroniques, lorsque les demandes de permission de voirie ont pour objet le raccordement en fibre optique de centres de données mentionnés au I bis de l’article L. 300‑6‑2 du code de l’urbanisme, l’autorité mentionnée au troisième alinéa de l’article L. 47 se prononce dans un délai de deux semaines à compter de leur réception. Le silence gardé par l’autorité à l’expiration de ce délai vaut accord. Les permissions de voirie délivrées sur le fondement du présent article précisent que leur octroi est soumis à un régime dérogatoire.
II. – Par dérogation au cinquième alinéa de l’article L. […]
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
En bref
Cette loi devait alléger les démarches des entreprises : moins de commissions administratives, des marchés publics plus accessibles, des projets industriels plus rapides. Au fil des débats, les députés y ont ajouté la suppression des zones à faibles émissions (ZFE), qui limitent la circulation des voitures polluantes en ville. Le texte final a été adopté le 14 avril 2026 par 275 voix contre 225. Le Conseil constitutionnel a ensuite censuré 25 articles, dont la suppression des ZFE ; la loi a été promulguée le 26 mai 2026.
Pourquoi ce texte
Projet de loi du Gouvernement, déposé au Sénat le 24 avril 2024 par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie, en procédure accélérée. Selon son exposé des motifs, « la charge des normes, des démarches, des complexités du quotidien pèse pour au moins 3 % du PIB sur notre économie ».
Dans son avis du 22 avril 2024, le Conseil d’État regrettait le « bref délai » dont il avait disposé et relevait que certaines mesures « tendent à modifier le fond du droit sans pouvoir être rattachées à une démarche de simplification ». Le parcours a été long : la dissolution de 2024, quatre gouvernements, puis une commission mixte paritaire (7 députés et 7 sénateurs chargés d’un texte commun) réunie le 20 janvier 2026. Selon le rapporteur Christophe Naegelen, le texte est passé de 28 articles à 64 au Sénat, puis 134 après l’Assemblée (compte rendu).
Ce qui est voté
D’après le texte de la commission mixte paritaire présenté en séance (compte rendu) et la décision du Conseil constitutionnel, la loi de 84 articles prévoit notamment :
- la suppression de plusieurs instances consultatives et, selon Christophe Naegelen, la suppression automatique de toute nouvelle instance après trois ans, sauf utilité démontrée (compte rendu) ;
- des marchés publics plus accessibles : seuils relevés et lots réservés aux jeunes entreprises innovantes (compte rendu) ;
- la possibilité de qualifier certains centres de données de « projet d’intérêt national majeur », ce qui permet à l’État d’adapter les documents d’urbanisme (§ 29) ;
- la reconnaissance, dès la déclaration d’utilité publique, d’une « raison impérative d’intérêt public majeur », utile pour déroger à la protection des espèces (§ 46) ;
- pour les commerçants locataires, le droit à la mensualisation des loyers et un dépôt de garantie encadré (compte rendu) ;
- une obligation d’information des salariés en cas de cession de leur entreprise modulée selon la taille de celle-ci (compte rendu).
Ce que ça change pour vous
- Automobilistes : les ZFE restent en vigueur, leur suppression ayant été censurée (§ 58 à 64). Selon franceinfo, les particules fines visées par ces zones sont responsables d’environ 40 000 morts prématurées par an d’après Santé publique France (article).
- Commerçants : un commerçant qui loue sa boutique pourra obtenir de payer son loyer chaque mois (compte rendu).
- Petites entreprises : selon Laurent Mazaury (LIOT), résiliation sans frais de certains contrats après un an et gratuité de certaines opérations bancaires (compte rendu).
- Riverains et environnement : les mesures de compensation des atteintes à la biodiversité pourront dans certains cas être réalisées après le début des travaux (§ 70 à 76).
Ce qui est contesté
Les ZFE. C’est le point qui a dominé la séance finale. Selon nos données, l’article sur les ZFE (15 ter du texte examiné) a fait l’objet de 39 scrutins publics, derrière les amendements après l’article 1er (61) et l’article 15 sur les centres de données et le ZAN (53). Pierre Meurin (RN) défend leur suppression, qui rendra aux artisans « l’accès inconditionnel à tous leurs chantiers ». Marie Lebec (EPR) répond que cette suppression « n’est pas conforme à nos engagements européens ». Le rapporteur Stéphane Travert juge l’article « manifestement un cavalier législatif » (ajout sans lien avec le texte initial). Un amendement du Gouvernement laissant chaque collectivité libre d’instaurer une ZFE a été rejeté par 192 voix contre 149 (compte rendu).
Simplifier ou déréguler ? Pour Laurent Lhardit (Socialistes), la « frénésie dérégulatrice » du texte « l’emporte sur la protection de notre santé et de notre environnement ». Lisa Belluco (Écologiste et social) résume : « moins de règles, moins de droits, moins de vivant ». Le ministre Mathieu Lefèvre affirme que « simplifier n’est ni détricoter, ni déréguler » et Thomas Lam (Horizons) met en avant « plus de cinquante mesures de simplification » (compte rendu).
Le ZAN. L’objectif « zéro artificialisation nette » (ne plus consommer d’espaces naturels d’ici 2050) a été assoupli pour certains projets industriels. Le ministre assure que « l’exigence est maintenue » ; Laurent Mazaury reconnaît que « Les avis divergent dans mon groupe » (compte rendu).
Qui a voté quoi, et pourquoi
Vote sur le texte de la commission mixte paritaire, le 14 avril 2026 (scrutin n° 6184 : 275 pour, 225 contre, 30 abstentions). Positions tirées de la discussion générale (compte rendu) :
- Rassemblement national : pour (118, 1 abstention). Pierre Meurin juge que le texte « ne simplifie quasiment rien » mais défend la suppression des ZFE (compte rendu).
- Ensemble pour la République : divisé (25 pour, 30 contre, 19 abstentions). Marie Lebec annonçait un vote fixé « en fonction du sort qui sera réservé à l’amendement relatif aux ZFE » (compte rendu).
- La France insoumise : contre (68). Anne Stambach-Terrenoir dénonce « plus de 120 articles » examinés en commission mixte paritaire « en une heure chrono » (compte rendu).
- Socialistes et apparentés : contre (67, 1 abstention). Laurent Lhardit y voit « un projet de loi fourre-tout » (compte rendu).
- Droite républicaine : pour (43, 3 abstentions). Ian Boucard veut « alléger ce qui entrave inutilement, sans affaiblir l’action publique » (compte rendu).
- Écologiste et social : contre (38). Lisa Belluco : « Sauvez vos avancées environnementales, rejetez ce texte ! » (compte rendu).
- Les Démocrates : pour (25, 2 contre, 2 abstentions). Louise Morel vote le texte mais annonce une saisine du Conseil constitutionnel sur les ZFE : « Elle va être censurée, tout le monde le sait. » (compte rendu).
- Horizons & indépendants : pour (32, 2 contre). Thomas Lam parle d’une « réforme indispensable » (compte rendu).
- LIOT : divisé (9 pour, 4 contre, 4 abstentions). Laurent Mazaury : « Une majorité d’entre nous votera pour ce texte » (compte rendu).
- Gauche démocrate et républicaine : contre (13). Emmanuel Maurel juge que le texte « ne simplifie pas grand-chose » (compte rendu).
- Union des droites pour la République : pour (17). Olivier Fayssat votait pour « à la condition que le dispositif des ZFE ne soit pas réintroduit » (compte rendu).
- Non-inscrits : 6 pour, 1 contre.
La majorité réunit le RN, l’UDR, la Droite républicaine, Horizons et Les Démocrates ; une partie d’Ensemble pour la République, le groupe du Gouvernement, vote contre à cause des ZFE. En première lecture, le 17 juin 2025, EPR avait déjà voté majoritairement contre (64 contre, 8 pour) et le texte était passé par 275 voix contre 252 (scrutin n° 2458).
Ce qu’en disent les médias
- franceinfo (15 avril 2026) rapporte l’adoption définitive par le Sénat (224 voix contre 100) et la réaction d’Agnès Pannier-Runacher (EPR), pour qui « ces remises en cause ne vont pas dans le sens de l’intérêt des Français » (article).
- Basta! (15 avril 2026, mis à jour le 26 mai) décrit huit mesures qui, selon le média, « portent cependant atteinte au droit du travail et au droit environnemental » (article).
- franceinfo (21 mai 2026) note que, dans tous les groupes, des députés jugent la mesure « mal conçue et potentiellement injuste » pour les foyers sans moyens de changer de véhicule (article).
- Mediapart (22 mai 2026) titre « Le Conseil constitutionnel désosse la loi de simplification » (article).
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi le 21 avril 2026 par des députés socialistes et écologistes, puis le 28 avril par des députés emmenés par Marc Fesneau (Les Démocrates), le Conseil a rendu le 21 mai 2026 la décision n° 2026-903 DC. Il censure tout ou partie de 25 articles comme cavaliers législatifs, sans juger leur contenu, dont :
- la suppression des ZFE (article 37, § 58 à 64) ;
- de nouvelles dérogations au ZAN pour des projets industriels (paragraphe IV de l’article 35, § 34 à 38) ;
- les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux rendus facultatifs (article 1er, § 20 à 23) ;
- l’extension du principe selon lequel le silence de l’administration vaut acceptation, des marchés réservés aux petites entreprises d’outre-mer et des assouplissements de licences de débits de boissons (§ 116 à 155).
Il n’émet aucune réserve d’interprétation et valide les centres de données d’intérêt national majeur (§ 33), la raison impérative d’intérêt public majeur (§ 57) et la compensation différée des atteintes à la biodiversité (§ 76).
Où en est le texte
Adopté par l’Assemblée le 14 avril 2026 et définitivement par le Sénat le 15 avril (dossier du Sénat), le texte est devenu la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026, publiée au Journal officiel du 27 mai (dossier de l’Assemblée).
Sources
- Avis du Conseil d’État n° 408246 sur le projet de loi de simplification (22/04/2024)
- Exposé des motifs du projet de loi n° 550 (2023-2024), Sénat (24/04/2024)
- Scrutin public n° 2458 sur l’ensemble (première lecture), Assemblée nationale (17/06/2025)
- Compte rendu de la première séance du 14 avril 2026, Assemblée nationale (14/04/2026)
- Scrutin public n° 6184 sur l’ensemble (texte de la CMP), Assemblée nationale (14/04/2026)
- Décision n° 2026-903 DC, Conseil constitutionnel (21/05/2026)
- Dossier législatif, Assemblée nationale (consulté) (25/10/2026)
- Dossier législatif, Sénat (consulté) (25/10/2026)
- franceinfo, le Parlement entérine la loi de simplification et la suppression des ZFE (15/04/2026)
- Basta!, « Loi simplification : 8 mesures qui détricotent nos droits sociaux et environnementaux » (15/04/2026)
- franceinfo, le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE (21/05/2026)
- Mediapart, « Le Conseil constitutionnel désosse la loi de simplification » (partie ouverte) (22/05/2026)
Explication de la rédaction · mise à jour le 25 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 53
- Contre
- 70
- Abstention
- 5
- Non-votant
- 1
- Votants
- 128
- Exprimés
- 123
- Majorité requise
- 62
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 123 membres | Pour | 34 | 0 | 0 | 0 | |
| EPR 94 membres | Contre | 2 | 17 | 0 | 1 | |
| LFI-NFP 71 membres | Contre | 0 | 28 | 0 | 0 | |
| SOC 66 membres | Abstention | 3 | 4 | 5 | 0 | |
| DR 49 membres | Pour | 4 | 0 | 0 | 0 | |
| ECOS 38 membres | Contre | 0 | 18 | 0 | 0 | |
| DEM 36 membres | Contre | 1 | 2 | 0 | 0 | |
| HOR 33 membres | Pour | 6 | 0 | 0 | 0 | |
| LIOT 23 membres | Pour | 1 | 0 | 0 | 0 | |
| GDR 17 membres | Contre | 0 | 1 | 0 | 0 | |
| UDR 16 membres | Pour | 2 | 0 | 0 | 0 | |
| NI 11 membres | aucun vote | 0 | 0 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 34 dans le décompte
Pour (34) : Hervé de Lépinau, Nicolas Dragon, Jocelyn Dessigny, Jorys Bovet, Christophe Barthès (ancien député), Frédéric Falcon, Julien Rancoule, Lionel Tivoli, Géraldine Grangier, Katiana Levavasseur, Kévin Mauvieux, Timothée Houssin, Edwige Diaz (ancien député), Laurence Robert-Dehault, Kévin Pfeffer, Sophie Blanc, Anaïs Sabatini, Emeric Salmon, Yaël Ménaché, Marine Hamelet, Alexandre Dufosset, Guillaume Florquin, Pascal Markowsky, Manon Bouquin (ancien député), Julien Guibert, Anthony Boulogne, Thierry Tesson, Claire Marais-Beuil, Frédéric-Pierre Vos, David Magnier, Marc de Fleurian, Auguste Evrard, Sébastien Humbert, Anne Sicard
Ensemble pour la République 20 dans le décompte
Pour (2) : Hervé Berville (ancien député), Danielle Brulebois
Contre (17) : Stéphane Travert, Stéphane Mazars (ancien député), Sylvain Maillard, Sandra Marsaud, François Cormier-Bouligeon, Guillaume Kasbarian, Sandrine Le Feur, Nicole Le Peih, Stéphane Buchou, Jean-Luc Fugit, Jean-François Rousset, Christophe Marion, Anthony Brosse, Françoise Buffet, Charles Sitzenstuhl, Mathieu Lefèvre (ancien député), Anne-Sophie Ronceret
Non-votant (1) : Yaël Braun-Pivet
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 28 dans le décompte
Contre (28) : Loïc Prud'homme, Mathilde Panot, Sophia Chikirou, Laurent Alexandre, Manuel Bompard, Sébastien Delogu, Anne Stambach-Terrenoir, Christophe Bex, Mathilde Hignet, Ségolène Amiot, Emmanuel Fernandes, Idir Boumertit, Jérôme Legavre, Clémence Guetté, Louis Boyard, Damien Maudet, Manon Meunier, Farida Amrani, Arnaud Le Gall, Karen Erodi, Aurélien Saintoul, Aymeric Caron, Sandrine Nosbé, Marie Mesmeur, Mathilde Feld, Abdelkader Lahmar, Claire Lejeune, Gabrielle Cathala
Socialistes et apparentés 12 dans le décompte
Pour (3) : Iñaki Echaniz, Laurent Lhardit, Thierry Sother
Contre (4) : Colette Capdevielle, Chantal Jourdan, Gérard Leseul, Ayda Hadizadeh
Abstention (5) : Claudia Rouaux, Valérie Rossi, Jacques Oberti, Sébastien Saint-Pasteur, Sophie Pantel
Droite Républicaine 4 dans le décompte
Pour (4) : Guillaume Lepers (ancien député), Ian Boucard, Anne-Laure Blin, Corentin Le Fur
Écologiste et Social 18 dans le décompte
Contre (18) : Dominique Voynet, Delphine Batho, Eva Sas, Pouria Amirshahi, Hendrik Davi, Nicolas Thierry, Cyrielle Chatelain, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Sabrina Sebaihi, Danielle Simonnet, Catherine Hervieu, Benoît Biteau, Tristan Lahais, Nicolas Bonnet, Léa Balage El Mariky, Steevy Gustave, Julie Ozenne
Les Démocrates 3 dans le décompte
Pour (1) : Romain Daubié
Contre (2) : Marc Fesneau, Blandine Brocard
Horizons & Indépendants 6 dans le décompte
Pour (6) : Lise Magnier, Jérémie Patrier-Leitus, Henri Alfandari, Jean Moulliere (ancien député), Béatrice Bellamy (ancien député), Thomas Lam
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 1 dans le décompte
Pour (1) : Jean-Luc Warsmann
Gauche Démocrate et Républicaine 1 dans le décompte
Contre (1) : Emmanuel Maurel
UDR 2 dans le décompte
Pour (2) : Olivier Fayssat, Maxime Michelet
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin