Votes · Scrutin n° 2691 · 25 juin 2025 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 643 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 11 (supprimé) du projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte (première lecture).
Demandé par : Présidente de séance
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · Article 11
- Texte
- Projet de loi de programmation pour la refondation de Mayotte Projet de loi ordinaire
Amendement déposé par le Gouvernement · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
Cet amendement vise à rétablir l’article 11 relatif à l’encadrement des visites domiciliaires aux fins de recherche d’armes, supprimé par la commission des lois de l’Assemblée nationale
Alors que le nombre de victimes de vols avec arme est en très forte augmentation avec une hausse de 203 % entre 2016 et 2024, la situation sécuritaire à Mayotte rend indispensable l'adoption d'une disposition permettant de saisir les armes utilisées ou susceptibles de l'être pour provoquer des troubles graves à l'ordre public.
Par ailleurs, la mesure proposée par le gouvernement est strictement encadrée. Elle reprend les garanties prévues pour le visites domiciliaires prises en application des articles L. 229-1 et suivants du code de la sécurité intérieure qui a été jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel dans sa décision QPC du 29 mars 2018. Il est notamment prévu l'intervention du juge judiciaire, des garanties procédurales, des voies de recours appropriées. Le Conseil d’État, dans son avis sur le projet de loi, a ainsi estimé que la disposition relative aux visites domiciliaires ainsi rédigée "opère, compte tenu de la situation très spécifique de Mayotte, une conciliation qui n'est pas manifestement déséquilibrée entre les exigences des articles 2, 16 et 17 de la Déclaration de 1789 et l'objectif de valeur constitutionnelle de sauvegarde de l'ordre public, qu’il répond aux exigences de prévention des troubles graves à l’ordre public, et qu’il ne méconnaît pas les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales."
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
Rétablir cet article dans la rédaction suivante :
« Le chapitre II du titre IV du livre III du code de la sécurité intérieure est ainsi modifié :
« 1° Au début, est ajoutée une section 1 intitulée : « Dispositions générales » et comprenant l’article L. 342‑1 ;
« 2° Est ajoutée une section 2 ainsi rédigée :
« Section 2
« Visites et saisies
« Art. L. 342‑2. – À Mayotte, si les circonstances font craindre des troubles graves à l’ordre public résultant de violences commises sous la menace ou avec usage d’une arme, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Mamoudzou, saisi d’une demande motivée du représentant de l’État dans le département, peut, par une ordonnance écrite et motivée et après avis du procureur de la République, autoriser la visite de tout lieu lorsqu’il existe des raisons sérieuses de penser qu’il est fréquenté par une personne susceptible de participer […]
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
En bref
Cette loi organise la reconstruction de Mayotte après le cyclone Chido de décembre 2024 : investissements de l’État jusqu’en 2031, hausse du salaire minimum local, règles de séjour plus strictes pour les étrangers, démolition facilitée de l’habitat informel et nouvelle assemblée locale. Le 9 juillet 2025, les députés ont adopté le texte final par 354 voix contre 111 ; la gauche a voté contre ou s’est abstenue, et le Conseil constitutionnel l’a validé avec quatre réserves.
Pourquoi ce texte
Projet de loi du Gouvernement, déposé au Sénat le 22 avril 2025 par Manuel Valls, ministre des outre-mer, en procédure accélérée (une lecture par chambre, puis une commission mixte paritaire de sept députés et sept sénateurs) (dossier du Sénat). Selon son exposé des motifs, il vient après la loi d’urgence du 24 février 2025 et « permet d’affirmer l’ambition de la France pour le développement de Mayotte dans une région marquée par la pauvreté » (exposé des motifs).
Il justifie le volet migratoire ainsi : « Mayotte est en effet confrontée à une immigration familiale très importante » (exposé des motifs).
Ce qui est voté
D’après le texte définitif adopté le 10 juillet 2025, issu de la commission mixte paritaire :
- des investissements de l’État pour 2025-2031, dont 730 millions d’euros pour l’eau et 1,2 milliard pour une piste d’aéroport longue ; le rapport annexé (orientations approuvées par la loi) prévoit « l’alignement du salaire minimum de croissance (SMIC) net sur le niveau national en décembre 2031 » (texte définitif) ;
- le Smic net de Mayotte passe à 87,5 % du niveau national au 1er janvier 2026, contre 85 % au 1er novembre 2024 (article 25 ; décision du Conseil constitutionnel, § 246 et 247) ;
- jusqu’au 31 décembre 2030, le préfet dirige l’ensemble des services de l’État sur l’île (article 4) ;
- le titre de séjour « parent d’enfant français » exige désormais une entrée régulière avec un visa de long séjour, et les reconnaissances de paternité sont mieux contrôlées (articles 5, 9 et 10, décision, § 2) ;
- une procédure d’évacuation et de démolition de l’habitat informel sur décision du préfet, qui peut, jusqu’au 13 décembre 2034, ne pas proposer de relogement (article 18, décision, § 167) ;
- une assemblée de Mayotte de 52 membres élus au scrutin de liste dans une circonscription unique de treize sections (article 49, décision, § 252).
Ce que ça change pour vous
Employeurs : les exonérations de cotisations patronales propres à l’outre-mer (« LODEOM ») sont annoncées pour Mayotte au 1er janvier 2027 (texte définitif).
Étrangers : une personne étrangère, parent d’un enfant français, entrée sans visa ne pourra plus obtenir pour ce seul motif la carte de séjour prévue pour les parents d’enfant français ; l’administration garde un pouvoir de régularisation (§ 17). Selon Outre-mer la 1ère, la fin en 2030 du titre de séjour « territorialisé », qui interdit de quitter Mayotte pour le reste de la France, a été maintenue (la1ere.fr).
Habitants des quartiers informels : une famille visée par un arrêté du préfet pourra être évacuée, sans proposition de relogement seulement en cas d’impossibilité matérielle liée au cyclone (décision, § 181).
Ce qui est contesté
Le volet migratoire concentre les désaccords ; selon nos données, le rapport annexé a suscité 59 scrutins publics et l’article sur les titres de séjour familiaux, 18. Les députés LFI-NFP, écologistes, GDR et socialistes qui ont saisi le Conseil constitutionnel y voyaient « une différence de traitement injustifiée entre les étrangers vivant à Mayotte et ceux présents sur le reste du territoire » (décision, § 3). Avant l’examen à l’Assemblée, la Défenseure des droits recommandait, selon Outre-mer la 1ère, « l’abandon ou la révision de plusieurs dispositions qui renforcent le caractère dérogatoire du droit applicable à Mayotte » (la1ere.fr). Le Gouvernement invoque au contraire une immigration familiale « très importante » (exposé des motifs).
Habitat informel : Aurélien Taché (LFI-NFP) juge que « Les mesures visant à faciliter la destruction de l’habitat informel sont particulièrement inquiétantes » (compte rendu du 9 juillet 2025). Le Gouvernement présente ce volet comme un moyen de « mieux lutter contre l’habitat illégal » (exposé des motifs).
Rythme de l’égalité sociale : Aurélien Taché regrette que « les prestations sociales et le smic ne seront pas alignés sur l’Hexagone avant 2030 au moins », tandis que Jean Terlier (EPR) salue un compromis qui « a acté la convergence des droits sociaux et l’harmonisation des prestations sociales à l’horizon 2031 » (compte rendu du 9 juillet 2025). Émeline K/Bidi (GDR) relève que l’essentiel des avancées sociales est « reléguées dans un rapport annexé sans valeur législative ni contraignante » (compte rendu du 9 juillet 2025).
Expropriations : l’article 19 du projet, qui les facilitait, a été retiré ; Estelle Youssouffa (LIOT) salue la suppression d’un « droit d’expropriation inédit » (compte rendu du 9 juillet 2025).
Qui a voté quoi, et pourquoi
Vote sur le texte de la commission mixte paritaire, le 9 juillet 2025 : 354 pour, 111 contre (scrutin n° 2975). Les orateurs de la discussion générale parlent au nom de leur groupe (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Rassemblement national : pour (123). Anchya Bamana revendique les apports de son groupe, dont la suppression de l’article 19 : « Le groupe Rassemblement national peut parler aujourd’hui d’une victoire politique nette » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Ensemble pour la République : pour (77, un non-votant). Jean Terlier salue un accord qui « porte sur des mesures sociales, économiques et éducatives attendues mais surtout indispensables » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- La France insoumise : contre (67). Aurélien Taché estime que les partisans du texte ont « définitivement exclu l’archipel du droit commun » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Socialistes : abstention (54 abstentions, 2 pour, 2 contre). Philippe Naillet juge que le texte « prévoit des orientations mais ne les traduit que partiellement en engagements concrets » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Droite républicaine : pour (40). Ian Boucard note que « le texte reprend plusieurs propositions que notre groupe a défendues » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Écologiste et social : contre (37). Dominique Voynet indique que son groupe « ne pourra voter ce projet de loi marqué par un renforcement de la toute-puissance du préfet » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Les Démocrates : pour (36). Maud Petit met en avant les moyens : « Au total, 4 milliards seront mobilisés jusqu’en 2031 » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- Horizons : pour (34). Agnès Firmin Le Bodo appelle à suivre l’exécution : « à vous d’appliquer ces mesures, à nous de contrôler si elles le sont réellement » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- LIOT : pour (23). Estelle Youssouffa vote le compromis « sans enthousiasme, mais avec le sens des responsabilités » (compte rendu du 9 juillet 2025).
- GDR : partagé (5 contre, 6 abstentions). Émeline K/Bidi annonce que le vote « restera inchangé » (compte rendu du 9 juillet 2025) ; le 1er juillet, Davy Rimane avait précisé que le groupe « se partagera entre vote contre et abstention » (compte rendu du 1er juillet 2025).
- UDR : pour (16). Sophie Ricourt Vaginay : « Le groupe UDR votera ces textes, par pragmatisme, par loyauté républicaine, mais surtout par exigence » (compte rendu du 9 juillet 2025).
La majorité réunit les groupes du Gouvernement, le RN, l’UDR et LIOT ; socialistes et GDR se divisent. Première lecture, le 1er juillet : 367 pour, 109 contre (scrutin n° 2874).
Ce qu’en disent les médias
- Franceinfo (10 juillet 2025) indique que le texte « décline notamment quatre milliards d’euros d’investissements publics sur six ans » et qu’il a bénéficié du soutien de la coalition gouvernementale et de l’extrême droite (article).
- Outre-mer la 1ère (9 juillet 2025) rapporte que la fin des titres de séjour territorialisés, demandée par les parlementaires mahorais, « est bel et bien inscrite dans la version définitive du texte » (article).
- Mediapart (7 août 2026) rapporte que les pouvoirs du préfet ont été étendus le 6 août 2026 : « Une mesure dérogatoire qui inquiète au sein des services publics désormais placés sous sa tutelle » (article, accès partiel).
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi par le Premier ministre (mode d’élection de l’assemblée) et par des députés de gauche, le Conseil a rendu la décision n° 2025-894 DC le 7 août 2025. Aucune disposition n’est censurée.
Quatre réserves d’interprétation (lecture imposée de la loi) : visa familial délivré quand les conditions sont remplies (§ 15) ; pouvoir de régularisation maintenu (§ 17) ; dérogation au relogement limitée à une impossibilité matérielle liée au cyclone (§ 181) ; visite d’un lieu pour saisir des armes seulement en cas de menace sérieuse (§ 201). Le Smic à 87,5 % (§ 250) et le mode de scrutin (§ 268) sont validés.
Manuel Valls a salué « une satisfaction majeure » (franceinfo).
Où en est le texte
Adoption définitive au Sénat le 10 juillet 2025 (228 voix contre 16, selon franceinfo), puis loi n° 2025-797 du 11 août 2025. Selon le baromètre de l’Assemblée (25 octobre 2026), des décrets sont parus, dont ceux du 28 août 2025 (recensement) et du 5 août 2026 (rôle du préfet) ; d’autres mesures restent « En attente d’application » (dossier de l’Assemblée).
Sources
- Assemblée nationale, dossier législatif et baromètre d’application (25/10/2026)
- Sénat, dossier législatif du projet de loi n° 544 (25/10/2026)
- Sénat, exposé des motifs du projet de loi n° 544 (22/04/2025)
- Sénat, texte définitif (T.A. n° 172) (10/07/2025)
- Scrutin n° 2874 (première lecture) (01/07/2025)
- Scrutin n° 2975 (texte de la commission mixte paritaire) (09/07/2025)
- Compte rendu de la première séance du 1er juillet 2025 (01/07/2025)
- Compte rendu de la première séance du 9 juillet 2025 (09/07/2025)
- Conseil constitutionnel, décision n° 2025-894 DC (07/08/2025)
- Franceinfo, « Le Parlement adopte définitivement le projet de loi pour refonder Mayotte » (10/07/2025)
- Franceinfo, « La loi pour refonder Mayotte est validée par le Conseil constitutionnel » (07/08/2025)
- Outre-mer la 1ère, la Défenseure des droits et la loi Mayotte (06/06/2025)
- Outre-mer la 1ère, accord en commission mixte paritaire (08/07/2025)
- Outre-mer la 1ère, adoption définitive (09/07/2025)
- Mediapart, « Mayotte : un préfet en mode gouverneur » (accès partiel) (07/08/2026)
Explication de la rédaction · mise à jour le 25 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 43
- Contre
- 64
- Abstention
- 1
- Non-votant
- 1
- Votants
- 108
- Exprimés
- 107
- Majorité requise
- 54
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 123 membres | Contre | 1 | 37 | 1 | 0 | |
| EPR 93 membres | Pour | 13 | 0 | 0 | 1 | |
| LFI-NFP 71 membres | Contre | 0 | 18 | 0 | 0 | |
| SOC 66 membres | Pour | 11 | 0 | 0 | 0 | |
| DR 49 membres | Pour | 2 | 0 | 0 | 0 | |
| ECOS 38 membres | Contre | 0 | 5 | 0 | 0 | |
| DEM 36 membres | Pour | 8 | 0 | 0 | 0 | |
| HOR 34 membres | Pour | 7 | 0 | 0 | 0 | |
| LIOT 23 membres | Pour | 1 | 0 | 0 | 0 | |
| GDR 17 membres | Contre | 0 | 2 | 0 | 0 | |
| UDR 16 membres | Contre | 0 | 1 | 0 | 0 | |
| NI 11 membres | Contre | 0 | 1 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 39 dans le décompte
Pour (1) : Patrice Martin
Contre (37) : Hervé de Lépinau, Marie-France Lorho, Nicolas Dragon, José Beaurain, Jorys Bovet, Jordan Guitton, Christophe Barthès (ancien député), Julien Rancoule, Alexandra Masson (ancien député), José Gonzalez, Lisette Pollet, Yoann Gillet, Pascale Bordes (ancien député), Edwige Diaz (ancien député), Roger Chudeau, Thomas Ménagé, Florence Goulet, Laurence Robert-Dehault, Kévin Pfeffer, Anaïs Sabatini, Marine Hamelet, Julie Lechanteux, Frédéric Boccaletti, Romain Tonussi, Thibaut Monnier, Sylvie Josserand (ancien député), Julien Gabarron, Pascal Jenft, Julien Guibert, Claire Marais-Beuil, David Magnier, Marc de Fleurian, Robert Le Bourgeois, Catherine Rimbert, Sébastien Humbert, Anne Sicard, Anchya Bamana
Abstention (1) : Christine Loir
Ensemble pour la République 14 dans le décompte
Pour (13) : Florent Boudié (ancien député), Stéphane Mazars (ancien député), Hervé Berville (ancien député), Liliana Tanguy, Nicole Dubré-Chirat, Bertrand Sorre, Nicole Le Peih, Brigitte Liso, Stéphane Vojetta (ancien député), Jean-François Rousset, Christophe Marion, Françoise Buffet, Charles Sitzenstuhl
Non-votant (1) : Yaël Braun-Pivet
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 18 dans le décompte
Contre (18) : Aurélien Taché, Laurent Alexandre, Manuel Bompard, Christophe Bex, Mathilde Hignet, Andrée Taurinya, Jean-François Coulomme, Nadège Abomangoli, Clémence Guetté, Damien Maudet, Arnaud Le Gall, Thomas Portes, Sandrine Nosbé, Marie Mesmeur, Mathilde Feld, Arnaud Saint-Martin, Aly Diouara, Gabrielle Cathala
Socialistes et apparentés 11 dans le décompte
Pour (11) : Colette Capdevielle, Philippe Naillet, Chantal Jourdan, Arthur Delaporte, Elie Califer, Marie-José Allemand, Valérie Rossi, Fabrice Barusseau, Jacques Oberti, Christophe Proença, Denis Fégné
Droite Républicaine 2 dans le décompte
Pour (2) : Philippe Gosselin, Eric Liégeon
Écologiste et Social 5 dans le décompte
Contre (5) : Dominique Voynet, Hendrik Davi, Nicolas Thierry, Léa Balage El Mariky, Arnaud Bonnet
Les Démocrates 8 dans le décompte
Pour (8) : Philippe Vigier, Jean-Paul Mattei, Maud Petit, Romain Daubié, Louise Morel, Hubert Ott, Frantz Gumbs, Anne Bergantz
Horizons & Indépendants 7 dans le décompte
Pour (7) : Agnès Firmin Le Bodo, Lise Magnier, Béatrice Piron, Jérémie Patrier-Leitus, Jean Moulliere (ancien député), Marie-Agnès Poussier-Winsback, Thomas Lam
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 1 dans le décompte
Pour (1) : Constance de Pélichy
Gauche Démocrate et Républicaine 2 dans le décompte
Contre (2) : Jean-Paul Lecoq, Elsa Faucillon
UDR 1 dans le décompte
Contre (1) : Sophie Ricourt Vaginay
Non inscrit 1 dans le décompte
Contre (1) : Belkhir Belhaddad
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin