Votes · Scrutin n° 3436 · 6 novembre 2025 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 156 de M. Raux et l'amendement identique suivant après l'article 7 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).
Demandé par : Président du groupe "Gauche Démocrate et Républicaine"
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · Après article 7
- Texte
- Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 Projet de loi de financement de la sécurité sociale
Amendement déposé par M. Raux et 35 cosignataires (ECOS) · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
Cet amendement du groupe Écologiste et Social vise à supprimer l’application des taux majorés de la taxe sur les salaires pour les centres de santé publics ou privés à but non lucratif, les établissements publics de santé, les établissements de santé privés à but non lucratif et les établissements sociaux et médico-sociaux publics ou à but non lucratif.
La taxe sur les salaires se décline actuellement en tranches, avec des taux majorés sur la deuxième et la troisième tranche de rémunération. Elle est calculée sur le montant brut des sommes imposables au taux de 4,25 %. Des taux majorés de 8,50 % et de 13,60 % s’appliquent sur la fraction des rémunérations excédant des seuils définis au 2 bis de l’article 231 du code général des impôts.
La Cour des comptes présentait fin juillet 2018, dans un référé au Premier ministre, la taxe sur les salaires comme un « impôt ancien, dont les règles de calcul doivent être réformées rapidement ». Elle appelait ainsi le Gouvernement à une réforme sans délai et suggérait « une modification du barème de la taxe sur les salaires dans les textes financiers de l’automne. » Depuis, il n’en est rien.
Assujettis à la taxe sur les salaires, les centres de santé publics ou à but non lucratif sont des acteurs essentiels de la réduction des inégalités d’accès aux soins et d’amélioration de la prise en charge des patients dans les territoires, particulièrement pour des publics vulnérables. Dans le même, le modèle économique des centres de santé demeure fragile. Selon des données déclaratives, le déficit moyen des centres de santé polyvalents s’établit à 10 % des dépenses et seulement un tiers de ces centres dégagent un excédent. […]
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
I. – L’article 231 du code général des impôts est ainsi modifié :
1° Le 2 bis est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Ils ne sont pas non plus applicables aux rémunérations versées par les centres de santé gérés par des organismes à but non lucratif, des collectivités territoriales ou leurs groupements, par les établissements publics de santé, par les établissements de santé privés à but non lucratif et par les établissements sociaux et médico-sociaux publics ou gérés par des personnes morales de droit privé à but non lucratif. » ;
2° Au 7, les mots : « au second alinéa » sont remplacés par les mots : « aux deux derniers alinéas ».
II. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration de l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Article parmi les plus disputés du texte Après article 7 : 22 scrutins publics, dont 1 serrés. Voir le classement
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
En bref
Cette loi fixe le budget de la Sécurité sociale pour 2026 : maladie, retraites, famille, accidents du travail et autonomie. Elle suspend jusqu’en 2028 la hausse de l’âge de départ à la retraite, limite la durée des arrêts de travail et crée un congé de naissance. L’Assemblée l’a adoptée définitivement le 16 décembre 2025 par 247 voix contre 232, sans recours au 49.3. C’est la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025.
Pourquoi ce texte
Chaque automne, le Gouvernement présente un projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), qui fixe les recettes et les objectifs de dépenses des régimes. Celui-ci a été déposé le 14 octobre 2025 au nom du Premier ministre Sébastien Lecornu, puis complété par une lettre rectificative le 23 octobre (dossier législatif).
Le Gouvernement ne disposait pas de majorité. Pour obtenir que les socialistes ne s’opposent pas au budget, il a accepté la suspension jusqu’en janvier 2028 de la réforme des retraites de 2023, qui décalait l’âge légal de 62 à 64 ans, selon franceinfo. En première lecture, l’Assemblée a adopté cette suspension le 12 novembre 2025 par 255 voix contre 146 (scrutin n° 3684).
Parcours : sans vote de l’Assemblée sur l’ensemble en première lecture, le texte est passé au Sénat ; la commission mixte paritaire (députés et sénateurs chargés d’un texte commun) a échoué le 26 novembre ; l’Assemblée l’a adopté en nouvelle lecture le 9 décembre par 247 voix contre 234 (scrutin n° 4696) ; le Sénat l’a rejeté ; l’Assemblée a eu le dernier mot le 16 décembre (dossier).
Ce qui est voté
D’après le texte définitif du 16 décembre 2025 :
- un objectif de dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 274,4 milliards d’euros pour 2026 (article 109) et un déficit prévu de 19,4 milliards pour l’ensemble des régimes de base (article 47) ;
- un nouveau calendrier de l’âge légal : 62 ans et 9 mois pour les assurés nés entre janvier 1963 et mars 1965, puis un trimestre de plus par génération jusqu’à 63 ans et 9 mois pour ceux nés en 1968 (article 105) ;
- une durée maximale pour les arrêts de travail, fixée par décret, qui ne peut être inférieure à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation (article 81) ;
- un « congé supplémentaire de naissance » pour chaque parent (article 99, texte définitif) ;
- une contribution sur les organismes complémentaires santé, assortie d’une négociation pour qu’elle ne soit pas répercutée sur les cotisations.
Les députés ont supprimé le gel des pensions et des minima sociaux et le doublement des franchises médicales prévus au départ, rapporte franceinfo.
Ce que ça change pour vous
- Futurs retraités : le nouveau calendrier vaut pour les pensions qui prennent effet à partir du 1er septembre 2026 (article 105, texte définitif). Une personne née en 1964 pourra partir à 62 ans et 9 mois.
- Salariés en arrêt maladie : la durée maximale d’un arrêt sera fixée par décret, sans pouvoir descendre sous un mois pour un premier arrêt (article 81) ; franceinfo rappelle qu’il n’existait jusque-là pas de limite.
- Parents : le congé de naissance dure un ou deux mois par parent, après le congé de maternité ou de paternité ; son indemnisation est renvoyée à un décret, et la ministre de la Santé évoquait 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, selon franceinfo.
- Retraités et allocataires : pas de gel des pensions ni des prestations en 2026 (franceinfo).
Ce qui est contesté
La suspension de la réforme des retraites. Pour Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons), « suspendre la réforme, c’est laisser croire à un retour possible à 62 ans » (compte rendu du 16 décembre 2025). Sandrine Runel (Socialistes) la présente comme un acquis : « La réforme des retraites ? Suspendue. » (même séance).
Le niveau des dépenses de santé. Hadrien Clouet (LFI) dénonce « un texte qui coupe plus de 3 milliards d’euros à l’hôpital et aux Ehpad » (compte rendu). Pour LFI, qui a saisi le Conseil constitutionnel, l’Ondam est « significativement en-deçà de l’évolution naturelle des dépenses de santé », selon franceinfo. Camille Galliard-Minier (EPR) répond qu’en cas de rejet « le déficit de la sécurité sociale approcherait les 29 milliards en 2026 » (compte rendu).
Les arrêts de travail. Cyrielle Chatelain (écologistes) s’oppose à ces mesures (compte rendu) ; LFI jugeait la limitation contraire au droit à la santé « dans un contexte de pénurie de professionnels de santé » (franceinfo).
Selon nos données, les amendements après l’article 8 et après l’article 11 du projet initial ont donné lieu au plus grand nombre de scrutins publics (46 et 33).
Qui a voté quoi, et pourquoi
Lecture définitive, 16 décembre 2025 : 247 pour, 232 contre, 90 abstentions (scrutin n° 4758). Position de chaque groupe d’après son orateur (compte rendu) :
- Rassemblement national : contre (123). Joëlle Mélin propose plutôt de « geler tout prélèvement supplémentaire » pendant un an (compte rendu).
- Ensemble pour la République : pour (91). Camille Galliard-Minier parle du « choix de la protection de notre modèle social » (compte rendu).
- La France insoumise : contre (69). Hadrien Clouet appelle à voter contre un budget de coupes pour l’hôpital (compte rendu).
- Socialistes : pour (64), 5 abstentions. Sandrine Runel : le texte « n’a plus rien à voir avec la copie initiale du gouvernement » (compte rendu).
- Droite républicaine : divisée, 18 pour, 3 contre, 28 abstentions. Justine Gruet regrette que l’on empile « des petites mesures pour masquer la nécessité de réformes structurelles » (compte rendu).
- Écologiste et social : surtout abstention (27), 9 contre, 2 pour. Cyrielle Chatelain : « rejeter ce budget, c’est demander aux soignants de faire la même chose avec moins d’argent » (compte rendu).
- Les Démocrates : pour (36). Philippe Vigier vote le texte en avalisant « avec quelque regret » la suspension des retraites (compte rendu).
- Horizons & indépendants : surtout abstention (25), 9 pour. Nathalie Colin-Oesterlé refuse de voter pour, mais aussi de « nourrir la crise politique » (compte rendu).
- LIOT : pour (20), 2 abstentions. Christophe Naegelen : le texte est « strictement identique à celui adopté la semaine dernière » (compte rendu).
- Gauche démocrate et républicaine : contre (10), 1 pour, 2 abstentions. Yannick Monnet : « Il est illusoire et dangereux de continuer à aborder le déficit de la sécurité sociale par le seul prisme d’une réduction des dépenses de santé. » (compte rendu).
- Union des droites pour la République : contre (16). Éric Michoux reproche au Gouvernement de fuir « les urnes et le peuple de France » (compte rendu).
La majorité s’est formée entre le bloc central (EPR, Démocrates), les socialistes et LIOT, groupes d’opposition, tandis que deux groupes du camp gouvernemental, Droite républicaine et Horizons, se sont surtout abstenus, comme les écologistes. Le RN, l’UDR et LFI ont voté contre d’un seul bloc.
Ce qu’en disent les médias
- Politis (9 décembre 2025) écrit qu’avec ce vote « le premier ministre franchit, de peu, le mur parlementaire » (article).
- franceinfo (16 décembre 2025) souligne qu’il s’agit du « premier texte budgétaire validé sans 49.3 » depuis 2022 et que l’abstention des écologistes a compensé celle d’une partie d’Horizons et de LR (article).
- franceinfo (19 décembre 2025) explique le futur congé de naissance, financé selon la ministre par une moindre majoration des allocations familiales à 14 ans (article).
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi le 18 décembre 2025 par des députés LFI et des députés GDR, le Conseil a rendu le 30 décembre la décision n° 2025-899 DC. Censurés :
- la nouvelle définition de l’incapacité de travail ouvrant droit aux indemnités journalières, jugée « imprécise et insuffisamment circonstanciée » : elle prive de garanties le droit à des moyens convenables d’existence (article 83, § 82 à 91, décision) ;
- des cavaliers sociaux, mesures sans effet suffisant sur les comptes de la Sécurité sociale, comme l’autorisation préalable de la médecine esthétique, les obligations liées au dossier médical partagé ou un rapport sur les retraites à Mayotte (articles 51, 57, 60, 69, 72, 85, 91, 92 et 105, § 92 à 102).
Le Conseil valide l’Ondam (articles 2 et 109, § 9), le plafonnement de la durée des arrêts de travail (article 81, § 74) et la procédure d’adoption de l’article 54 (§ 51). Il ne formule pas de réserve d’interprétation.
Où en est le texte
La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 31 décembre 2025 (dossier législatif). Plusieurs mesures, dont la durée maximale des arrêts et l’indemnisation du congé de naissance, dépendent de décrets.
Sources
- Assemblée nationale, dossier législatif du PLFSS pour 2026 (24/10/2026)
- Scrutin n° 3684 sur l’article 45 bis (suspension de la réforme des retraites, première lecture) (12/11/2025)
- Scrutin n° 4696 sur l’ensemble (nouvelle lecture) (09/12/2025)
- Scrutin n° 4758 sur l’ensemble (lecture définitive) (16/12/2025)
- Compte rendu de la première séance du 16 décembre 2025 (16/12/2025)
- Texte définitif, T.A. n° 199 (16/12/2025)
- Conseil constitutionnel, décision n° 2025-899 DC (30/12/2025)
- franceinfo, « Pourquoi la suspension de la réforme des retraites est encore loin d’être définitivement actée » (12/11/2025)
- Politis, « Budget de la Sécu adopté : grâce aux socialistes, Lecornu évite le crash politique » (09/12/2025)
- franceinfo, « L’Assemblée nationale adopte définitivement le projet de loi de financement de la sécurité sociale » (16/12/2025)
- franceinfo, recours de LFI devant le Conseil constitutionnel (18/12/2025)
- franceinfo, « Tout savoir sur le nouveau congé de naissance » (19/12/2025)
- franceinfo, « Saisi par LFI, le Conseil constitutionnel valide la majorité du budget de la Sécurité sociale » (30/12/2025)
- franceinfo, « Ce que le budget 2026 change (ou non) pour vous » (02/02/2026)
Explication de la rédaction · mise à jour le 25 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 13
- Contre
- 49
- Abstention
- 9
- Non-votant
- 14
- Votants
- 71
- Exprimés
- 62
- Majorité requise
- 32
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 123 membres | Contre | 1 | 20 | 0 | 0 | |
| EPR 92 membres | Contre | 0 | 9 | 0 | 7 | |
| LFI-NFP 71 membres | aucun vote | 1 | 0 | 1 | 0 | |
| SOC 69 membres | Abstention | 1 | 0 | 8 | 0 | |
| DR 50 membres | Contre | 0 | 6 | 0 | 3 | |
| ECOS 38 membres | Pour | 7 | 0 | 0 | 0 | |
| DEM 36 membres | Contre | 0 | 7 | 0 | 1 | |
| HOR 34 membres | Contre | 0 | 5 | 0 | 2 | |
| LIOT 22 membres | aucun vote | 0 | 0 | 0 | 1 | |
| GDR 17 membres | Pour | 3 | 0 | 0 | 0 | |
| UDDPLR 16 membres | Contre | 0 | 2 | 0 | 0 | |
| NI 9 membres | aucun vote | 0 | 0 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 21 dans le décompte
Pour (1) : Pascal Jenft
Contre (20) : Marine Le Pen, José Beaurain, Joëlle Mélin, José Gonzalez, Serge Muller, Roger Chudeau, Thomas Ménagé, Christophe Bentz, Laurence Robert-Dehault, Michaël Taverne, Sandrine Dogor-Such, Marine Hamelet, Bénédicte Auzanot, Nadine Lechon, René Lioret, Thierry Perez, Patrice Martin, Julien Limongi, Sébastien Humbert, Anchya Bamana
Ensemble pour la République 16 dans le décompte
Contre (9) : Éric Woerth (ancien député), Olga Givernet, Michel Lauzzana, Brigitte Liso, Jean Terlier, Annie Vidal, Jean-Marie Fiévet, Charles Sitzenstuhl, Nathalie Coggia
Non-votant (7) : Stéphanie Rist (ancien député), Roland Lescure (ancien député), Yaël Braun-Pivet, Eléonore Caroit (ancien député), Mathieu Lefèvre (ancien député), David Amiel (ancien député), Maud Bregeon (ancien député)
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 2 dans le décompte
Pour (1) : Nadège Abomangoli
Abstention (1) : René Pilato
Socialistes et apparentés 9 dans le décompte
Pour (1) : Chantal Jourdan
Abstention (8) : Arthur Delaporte, Marie-José Allemand, Pierre Pribetich, Arnaud Simion, Jacques Oberti, Sébastien Saint-Pasteur, Karim Benbrahim, Fabrice Roussel
Droite Républicaine 9 dans le décompte
Contre (6) : Patrick Hetzel, Eric Liégeon, Thibault Bazin, Valérie Bazin-Malgras (ancien député), Fabien Di Filippo (ancien député), Justine Gruet
Non-votant (3) : Nicolas Forissier (ancien député), Vincent Jeanbrun (ancien député), Sébastien Martin (ancien député)
Écologiste et Social 7 dans le décompte
Pour (7) : Dominique Voynet, Alexis Corbière, Hendrik Davi, Sébastien Peytavie, Jean-Claude Raux, Sandrine Rousseau, Nicolas Bonnet
Les Démocrates 8 dans le décompte
Contre (7) : Jean-Carles Grelier, Philippe Vigier, Geneviève Darrieussecq, Sandrine Josso, Frédéric Petit, Cyrille Isaac-Sibille, Frantz Gumbs
Non-votant (1) : Marina Ferrari (ancien député)
Horizons & Indépendants 7 dans le décompte
Contre (5) : Thierry Benoit, Laurent Marcangeli, Béatrice Piron, Marie-Agnès Poussier-Winsback, Frédéric Valletoux
Non-votant (2) : Naïma Moutchou (ancien député), Anne Le Hénanff (ancien député)
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 1 dans le décompte
Non-votant (1) : Laurent Panifous (ancien député)
Gauche Démocrate et Républicaine 3 dans le décompte
Pour (3) : Jean-Paul Lecoq, Yannick Monnet, Jean-Victor Castor
Union des droites pour la République 2 dans le décompte
Contre (2) : Marc Chavent, Bartolomé Lenoir
Mises au point
Déclarations faites après le vote par des députés qui indiquent avoir voulu voter autrement. Elles ne changent pas le résultat.
Voulait voter Contre : Loïc Kervran (ancien député)
Voulait voter Non-votant : Marie-José Allemand, Laurent Marcangeli
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin