Votes · Scrutin n° 1054 · 19 mars 2025 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 9 de Mme Capdevielle et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 23 quinquies (examen prioritaire) de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic (première lecture).
Demandé par : Présidente du groupe "Rassemblement National" Président du groupe "Ensemble pour la République" Président du groupe "Socialistes et apparentés" Présidente du groupe "Écologiste et Social"
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · Article 23 quinquies
- Texte
- Proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic Proposition de loi ordinaire
Amendement déposé par Mme Capdevielle et 65 cosignataires (SOC) · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
Cet amendement du Groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer l'article créant des quartiers de lutte contre la criminalité organisée.
Un tel dispositif ressemble étrangement aux quartiers haute sécurité supprimé par Robert Badinter par le décret du 26 février 1982. Celui qui fut Garde des sceaux de 1981 à 1986 estimait ces "QHS" inefficaces et inhumains : "ils n'assuraient pas, en fait, la sécurité mais pouvaient détruire lentement celui qui y était incarcéré."
L'idée de recréer ces quartiers dans les prisons est le symptôme inquiétant d'une époque où la posture politique prime sur la recherche d'efficacité; symptôme d'une baisse de niveau du côté de la chancellerie.
L'efficacité tient évidemment dans ce que l'on appelle le "sens de la peine". A quoi bon en effet enfermer si les personnes concernée ne ressortent pas meilleures, prêtes à se réinsérer. A cet égard, l'accès à l'éducation, à la formation professionnelle, au travail durant la détention, tout cela peut offrir des perspectives de réinsertion.
A l'inverse, le placement des détenus dans ces nouveaux QHS aura pour effet de laisser "entre eux" des personnes issues de la criminalité organisée, sans autre horizon donc que cette criminalité organisée.
Au-delà encore, les modalités proposées (fouilles systématiques, suppression de l'accès aux unités familiales) ainsi que la durée délirante de 4 années, apparaissent manifestement contraire à la convention européenne des droits de l'Homme qui proscrit les traitements inhumains et dégradants.
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
Supprimer cet article.
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Article parmi les plus disputés du texte Article 23 quinquies : 20 scrutins publics, dont 0 serrés. Voir le classement
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
En bref
Cette loi renforce la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité organisée. Elle crée un parquet national spécialisé, des quartiers de prison à régime strict, de nouveaux outils pour les enquêteurs et des pouvoirs nouveaux pour les préfets contre les points de deal et le blanchiment. Elle a été adoptée définitivement le 29 avril 2025 par 396 voix contre 68. Le Conseil constitutionnel en a censuré plusieurs dispositions le 12 juin 2025.
Pourquoi ce texte
Le texte vient d’une commission d’enquête du Sénat créée en novembre 2023 à la demande du groupe Les Républicains. Son rapport, adopté à l’unanimité le 14 mai 2024, décrit selon l’exposé des motifs une « submersion de la France par le narcotrafic » et un blanchiment estimé entre 3 et 6 milliards d’euros par an. Les sénateurs Étienne Blanc (Les Républicains) et Jérôme Durain (socialiste) ont déposé la proposition de loi le 12 juillet 2024 ; le Gouvernement a engagé la procédure accélérée le 14 novembre 2024 (dossier du Sénat).
Ce qui est voté
Principales mesures du texte définitif (64 articles), tel que validé en partie par le Conseil constitutionnel :
- un parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) à compter du 5 janvier 2026 et un service « chef de file » qui coordonne les services de l’État (articles 1er et 3) ;
- contre le blanchiment : fermeture administrative de commerces, gel administratif des avoirs, obligations de vigilance étendues à de nouveaux professionnels (articles 4 et 12) ;
- pour les enquêteurs : activation à distance d’appareils électroniques pour écouter ou filmer, et dossier coffre, un procès-verbal séparé qui cache à la défense la date, l’heure et le lieu de pose des dispositifs (articles 38 à 40) ;
- un statut de repenti plus favorable (réduction de peine jusqu’aux deux tiers selon le rapporteur Vincent Caure) et des informateurs infiltrés (articles 31 et 46) ;
- des quartiers de lutte contre la criminalité organisée en prison, sur décision du ministre de la justice (article 61) ;
- pour les préfets : interdiction de paraître sur un lieu de trafic et action pour faire résilier le bail d’un locataire lié au trafic (articles 62 et 63).
Ce que ça change pour vous
Habitants d’un quartier touché : une personne qui participe à un point de deal pourra se voir interdire par le préfet de paraître dans les lieux concernés, pour une « durée maximale d’un mois », et le périmètre « ne peut comprendre son domicile » (article 62). Locataires : un bail peut être résilié à la demande du préfet si les agissements liés au trafic troublent l’ordre public. Commerçants : un commerce soupçonné de blanchiment peut être fermé par le préfet jusqu’à six mois, prolongeables, selon franceinfo.
Détenus : les trafiquants jugés les plus dangereux peuvent être placés en quartier de lutte contre la criminalité organisée, avec fouilles et téléphone restreints ; le décret n° 2025-620 du 8 juillet 2025 organise ce régime, selon le baromètre de l’Assemblée.
Ce qui est contesté
Le point le plus disputé est le régime carcéral : selon nos données, l’article 23 quinquies du texte examiné en première lecture a fait l’objet de 20 scrutins publics. Stéphane Mazars (EPR) explique que « L’article 23 quinquies y répond en créant de nouveaux quartiers spécialisés » (compte rendu du 29 avril 2025). Les articles 22 et 23 ont chacun fait l’objet de 14 scrutins. Pour le garde des sceaux Gérald Darmanin, ce régime fait peur aux trafiquants : « Il leur fait peur parce qu’il isole les détenus les plus dangereux du reste de la société » (compte rendu du 29 avril 2025).
Le deuxième point est le dossier coffre. Pour Émeline K/Bidi (GDR), il constitue « une zone de non-droit pour la défense » ; pour Anne Bergantz (Démocrates), il protège les enquêteurs « sans pour autant porter atteinte de manière disproportionnée aux droits de la défense » (compte rendu du 29 avril 2025). Ugo Bernalicis (LFI-NFP) juge que « ce texte sera, en grande partie, inefficace » et dénonce des « mesures liberticides » comme l’interdiction de paraître ou les expulsions (compte rendu du 29 avril 2025). L’obligation pour les messageries chiffrées d’ouvrir une « porte dérobée » a été abandonnée : Olivier Marleix (DR) le regrette, Paul Molac (LIOT) salue « la suppression du mécanisme des portes dérobées dans les messageries cryptées » (compte rendu du 29 avril 2025).
Qui a voté quoi, et pourquoi
Vote sur le texte de la commission mixte paritaire (CMP, sept députés et sept sénateurs chargés d’un texte commun), le 29 avril 2025 (scrutin n° 1473). Raisons données dans la discussion générale commune avec la loi organique (compte rendu du 29 avril 2025) :
- Rassemblement national : pour (109). Jocelyn Dessigny soutient les « avancées majeures » du texte mais note que « ce texte ne traite pas du sujet de la dépendance » (compte rendu).
- Ensemble pour la République : pour (73). Stéphane Mazars : « jamais les criminels n’imposeront leur loi à la République » (compte rendu).
- La France insoumise : contre (60). Antoine Léaument : « Avec cette loi, vous ne réglerez absolument rien de la question du narcotrafic » ; il défend la légalisation du cannabis (compte rendu).
- Socialistes : pour (63, 1 abstention). Estelle Mercier : « Nous voterons pour ce texte, mais nous restons vigilants » sur les libertés (compte rendu).
- Droite républicaine : pour (38, 1 abstention). Olivier Marleix estime qu’« il protège les premières victimes du trafic de drogue dans notre pays, à savoir les jeunes » (compte rendu).
- Écologiste et social : abstention (25 abstentions, 4 contre). Sandra Regol rappelle que « Ce texte est qualifié de loi d’exception », regrette l’absence de moyens et annonce : « Le groupe Écologiste et social s’abstiendra » (compte rendu).
- Les Démocrates : pour (36). Anne Bergantz salue le Pnaco, les nouveaux outils d’enquête et le statut des repentis (compte rendu).
- Horizons : pour (33). Agnès Firmin Le Bodo : « nous n’avons pas perdu la guerre contre les narcotrafiquants » (compte rendu).
- LIOT : pour (22). Paul Molac rappelle qu’« il faut manier la carotte et le bâton » (compte rendu).
- Gauche démocrate et républicaine : majoritairement abstention (7 abstentions, 4 contre, 1 pour). Émeline K/Bidi : « nous n’étions pas prêts à brader ces dernières pour lutter contre le narcotrafic », à propos des libertés (compte rendu).
- UDR : pour (13). Sophie Ricourt Vaginay : « nous devons cesser d’avoir des pudeurs juridiques » (compte rendu).
- Non-inscrits : pour (8).
La majorité va du Parti socialiste au Rassemblement national. La France insoumise est le seul groupe à voter contre en bloc ; écologistes et GDR se divisent entre abstention et vote contre. En première lecture, le 1er avril 2025, le texte avait été adopté par 436 voix contre 75 (scrutin n° 1194).
Ce qu’en disent les médias
- Franceinfo (29 avril 2025) résume les mesures phares et estime que « Le texte fait globalement consensus, malgré quelques mesures auxquelles la gauche est opposée » (article).
- Franceinfo (12 juin 2025) souligne que le Conseil valide, avec une réserve sur les fouilles, le régime carcéral d’isolement, mais censure entièrement le renseignement algorithmique (article).
- Franceinfo (13 juin 2025) rapporte la colère de FO, dont le secrétaire général Emmanuel Baudin juge le transfert de détenus vers les juges « totalement impossible », et la satisfaction des juges d’instruction devant la fin de la visioconférence obligatoire (article).
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi par trois groupes de députés, de gauche selon franceinfo, le Conseil a rendu la décision n° 2025-885 DC le 12 juin 2025.
- Censurés pour atteinte à la vie privée : l’accès direct des services de renseignement aux fichiers fiscaux, sans traçabilité (article 5, paragraphes 66 à 69) ; l’extension du renseignement algorithmique, autorisée « de manière générale et indifférenciée » (article 15, paragraphes 128 et 129), ainsi que l’analyse des adresses internet complètes (paragraphe 132) (décision).
- Censurés : la peine aggravée pour le seul port d’une arme, jugée manifestement disproportionnée (article 19, paragraphes 184 à 187) ; la condamnation sur des preuves du dossier coffre que la personne n’a pas pu contester (article 40, paragraphes 361 à 363) ; la garde à vue de 96 heures pour la corruption (article 55, paragraphes 443 à 445) ; la visioconférence imposée aux détenus de ces quartiers (article 56, paragraphes 477 à 497) (décision).
- Réserves d’interprétation (conditions de lecture imposées) : fermetures proportionnées (paragraphe 46), activation à distance limitée aux délits en bande organisée punis d’au moins cinq ans (paragraphes 319 et 330), délai de contestation du dossier coffre (paragraphe 351), fouilles en prison (paragraphes 553 et 554), obligations des locataires (paragraphe 585) (décision).
Où en est le texte
Promulguée : loi n° 2025-532 du 13 juin 2025, publiée au Journal officiel du 14 juin 2025 (dossier du Sénat). Le Pnaco fonctionne depuis le 5 janvier 2026. Selon le baromètre de l’Assemblée, plusieurs décrets sont parus, d’autres sont attendus et certaines obligations anti-blanchiment n’entreront en vigueur qu’au plus tard le 10 juillet 2027.
Sources
- Assemblée nationale, dossier législatif et baromètre de l’application des lois (25/10/2026)
- Sénat, dossier législatif ppl23-735 (25/10/2026)
- Exposé des motifs de la proposition de loi (Sénat) (12/07/2024)
- Texte adopté n° 102 (texte définitif) (29/04/2025)
- Compte rendu de la deuxième séance du 29 avril 2025 (29/04/2025)
- Scrutin n° 1473 (texte de la commission mixte paritaire) (29/04/2025)
- Scrutin n° 1194 (première lecture) (01/04/2025)
- Conseil constitutionnel, décision n° 2025-885 DC (12/06/2025)
- Franceinfo, les mesures phares de la loi narcotrafic, adoptée définitivement (29/04/2025)
- Franceinfo, le Conseil constitutionnel censure quelques articles mais valide le régime carcéral d’isolement (12/06/2025)
- Franceinfo, la censure suscite la colère de FO et la satisfaction des juges (13/06/2025)
Explication de la rédaction · mise à jour le 25 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 91
- Contre
- 170
- Abstention
- 1
- Non-votant
- 1
- Votants
- 262
- Exprimés
- 261
- Majorité requise
- 131
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 123 membres | Contre | 0 | 68 | 0 | 0 | |
| EPR 94 membres | Contre | 0 | 41 | 1 | 1 | |
| LFI-NFP 71 membres | Pour | 31 | 0 | 0 | 0 | |
| SOC 66 membres | Pour | 37 | 0 | 0 | 0 | |
| DR 47 membres | Contre | 0 | 20 | 0 | 0 | |
| ECOS 38 membres | Pour | 18 | 0 | 0 | 0 | |
| DEM 36 membres | Contre | 0 | 14 | 0 | 0 | |
| HOR 33 membres | Contre | 0 | 11 | 0 | 0 | |
| LIOT 23 membres | Contre | 0 | 6 | 0 | 0 | |
| GDR 17 membres | Pour | 3 | 0 | 0 | 0 | |
| UDR 16 membres | Contre | 0 | 9 | 0 | 0 | |
| NI 11 membres | Pour | 2 | 1 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 68 dans le décompte
Contre (68) : Bruno Bilde, Marie-France Lorho, Christian Girard, Jérôme Buisson, Nicolas Dragon, Jocelyn Dessigny, Jorys Bovet, Jordan Guitton, Angélique Ranc, Gisèle Lelouis, José Gonzalez, Romain Baubry, Caroline Colombier, Géraldine Grangier, Katiana Levavasseur, Kévin Mauvieux, Yoann Gillet, Pascale Bordes (ancien député), Aurélien Lopez-Liguori (ancien député), Edwige Diaz (ancien député), Alexis Jolly, Roger Chudeau, Christophe Bentz, Laurence Robert-Dehault, Michaël Taverne, Matthieu Marchio, Alexandre Sabatou, Kévin Pfeffer, Alexandre Loubet, Laurent Jacobelli, Thierry Frappé, Michel Guiniot, Sandrine Dogor-Such, Michèle Martinez, Sophie Blanc, Anaïs Sabatini, Béatrice Roullaud, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Jean-Philippe Tanguy, Marine Hamelet, Laure Lavalette, Philippe Lottiaux, Julie Lechanteux, Philippe Schreck, Sandra Delannoy, Alexandre Dufosset, Guillaume Florquin, Bruno Clavet, Romain Tonussi, René Lioret, Sylvie Josserand (ancien député), Thierry Perez, Pascal Jenft, Frédéric Weber, Anthony Boulogne, Claire Marais-Beuil, David Magnier, Auguste Evrard, Théo Bernhardt, Jonathan Gery, Tiffany Joncour, Aurélien Dutremble, Patrice Martin, Julien Limongi, Matthias Renault, Gaëtan Dussausaye, Sébastien Humbert, Anchya Bamana
Ensemble pour la République 43 dans le décompte
Contre (41) : Sébastien Huyghe, Franck Riester (ancien député), Constance Le Grip, Florent Boudié (ancien député), Éric Bothorel, Olivier Becht, Stéphane Mazars (ancien député), Vincent Ledoux, Guillaume Kasbarian, Jean-René Cazeneuve, Liliana Tanguy, Sophie Panonacle, Camille Galliard-Minier (ancien député), Christine Le Nabour, Michel Lauzzana, Nicole Dubré-Chirat, Nicole Le Peih, Amélia Lakrafi, Anne Genetet, Pieyre-Alexandre Anglade, Guillaume Gouffier Valente, Jean Terlier, Céline Calvez, Stéphane Buchou, Annie Vidal, Jean-Marie Fiévet, Gabriel Attal, Benjamin Dirx, Christophe Marion, Charles Sitzenstuhl, Julie Delpech, Caroline Yadan, Antoine Armand (ancien député), Karl Olive, Bastien Marchive, Pierre Cazeneuve, Yannick Chenevard, Joséphine Missoffe, Maud Bregeon (ancien député), Moerani Frébault, Vincent Caure
Abstention (1) : Eléonore Caroit (ancien député)
Non-votant (1) : Yaël Braun-Pivet
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 31 dans le décompte
Pour (31) : Élisa Martin, Ugo Bernalicis, Bastien Lachaud, Éric Coquerel, Sophia Chikirou, Manuel Bompard, Sébastien Delogu, Murielle Lepvraud, Hadrien Clouet, Anne Stambach-Terrenoir, Nathalie Oziol, Sylvain Carrière, Mathilde Hignet, Andrée Taurinya, David Guiraud (ancien député), Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Idir Boumertit, Rodrigo Arenas, Jérôme Legavre, Clémence Guetté, Paul Vannier, Antoine Léaument, Aurélien Saintoul, Aymeric Caron, Mathilde Feld, Abdelkader Lahmar, Claire Lejeune, Bérenger Cernon, Raphaël Arnault, Gabrielle Cathala
Socialistes et apparentés 37 dans le décompte
Pour (37) : Jérôme Guedj, François Hollande, Pascale Got, Guillaume Garot, Marietta Karamanli, Claudia Rouaux, Laurent Baumel, Christine Pirès Beaune, Colette Capdevielle, Chantal Jourdan, Boris Vallaud, Jiovanny William, Arthur Delaporte, Mélanie Thomin, Mickaël Bouloux, Roger Vicot, Iñaki Echaniz, Fatiha Keloua Hachi, Stéphane Delautrette, Valérie Rossi, Marc Pena, Paul Christophle, Pierre Pribetich, Jacques Oberti, Sébastien Saint-Pasteur, Karim Benbrahim, Fabrice Roussel, Sophie Pantel, Estelle Mercier, Julien Gokel (ancien député), Denis Fégné, Thierry Sother, Sandrine Runel, Florence Herouin-Léautey, Dieynaba Diop, Romain Eskenazi, Ayda Hadizadeh
Droite Républicaine 20 dans le décompte
Contre (20) : Nicolas Forissier (ancien député), Michel Herbillon, Philippe Gosselin, Michèle Tabarot, Olivier Marleix (ancien député), Patrick Hetzel, Virginie Duby-Muller, Eric Liégeon, Jean-Louis Thiériot, Éric Pauget, Pierre Cordier, Frédérique Meunier, Émilie Bonnivard, Josiane Corneloup, Nicolas Ray, Hubert Brigand, Sylvie Dezarnaud (ancien député), Thierry Liger, François-Xavier Ceccoli, Élisabeth de Maistre
Écologiste et Social 18 dans le décompte
Pour (18) : Jean-Louis Roumégas, Pouria Amirshahi, Sophie Taillé-Polian, Hendrik Davi, Sébastien Peytavie, Christine Arrighi, Cyrielle Chatelain, Jérémie Iordanoff, Julie Laernoes, Sandra Regol, Marie-Charlotte Garin, Sandrine Rousseau, Karim Ben Cheikh, Danielle Simonnet, Tristan Lahais, Emmanuel Duplessy, Léa Balage El Mariky, Steevy Gustave
Les Démocrates 14 dans le décompte
Contre (14) : Philippe Vigier, Olivier Falorni (ancien député), Erwan Balanant, Geneviève Darrieussecq, Sandrine Josso, Josy Poueyto, Jean-Paul Mattei, Cyrille Isaac-Sibille, Romain Daubié, Emmanuel Mandon, Delphine Lingemann, Hubert Ott, Éric Martineau, Anne Bergantz
Horizons & Indépendants 11 dans le décompte
Contre (11) : Isabelle Rauch, Naïma Moutchou (ancien député), Pierre Henriet, Jérémie Patrier-Leitus, Christophe Plassard (ancien député), Xavier Albertini, Jean Moulliere (ancien député), Félicie Gérard, Didier Lemaire, Anne-Cécile Violland, Nathalie Colin-Oesterlé
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 6 dans le décompte
Contre (6) : Paul-André Colombani, Salvatore Castiglione (ancien député), Joël Bruneau, Harold Huwart (ancien député), Constance de Pélichy, Laurent Mazaury
Gauche Démocrate et Républicaine 3 dans le décompte
Pour (3) : Elsa Faucillon, Émeline K/Bidi, Emmanuel Tjibaou
UDR 9 dans le décompte
Contre (9) : Brigitte Barèges (ancien député), Éric Ciotti, Sophie Ricourt Vaginay, Bernard Chaix, Marc Chavent, Olivier Fayssat, Bartolomé Lenoir, Alexandre Allegret-Pilot, Maxime Michelet
Non inscrit 3 dans le décompte
Pour (2) : Stella Dupont, Sacha Houlié
Contre (1) : Philippe Bonnecarrère
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin