Votes · Scrutin n° 3097 · 25 octobre 2025 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 368 de M. Le Fur après l'article 2 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Demandé par : Président de séance
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · ARTICLE 2
- Texte
- Projet de loi de finances pour 2026 Projet de loi de finances de l'année
Amendement déposé par M. Le Fur et 12 cosignataires (DR) · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
Le présent amendement d’appel vise à transformer la réduction d’impôt prévue à l’article 199 quindecies du code général des impôts en un crédit d’impôt pour les personnes âgées dépendantes résidant en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).
Aujourd’hui, les dépenses d’hébergement et de dépendance en EHPAD ouvrent droit à une réduction d’impôt de 25 %, dans la limite de 10 000 euros par an et par personne hébergée. Toutefois, seuls les contribuables imposables peuvent en bénéficier. Les personnes non imposables, souvent les plus modestes et les plus dépendantes, sont exclues de ce dispositif.
Cette inégalité est d’autant plus choquante que le reste à charge moyen en EHPAD s’élève à 1 800 euros par mois, une somme qui excède les ressources de près de 75 % des résidents, selon la DREES. Ces derniers doivent alors solliciter leurs familles pour couvrir le coût de leur hébergement.
En transformant la réduction d’impôt en crédit d’impôt, l’État offrirait un mécanisme plus juste et universel :
– les ménages imposables verraient leur impôt réduit ;
– les ménages non imposables recevraient un remboursement équivalent du Trésor public.
Une telle mesure rétablirait l’égalité de traitement entre les personnes âgées dépendantes vivant à domicile – déjà éligibles à un crédit d’impôt en vertu de l’article 199 sexdecies – et celles vivant en établissement.
Cet amendement d’appel reprend des propositions anciennes et transpartisanes, notamment celles formulées par Mme Christine Pirès Beaune et M. Marc Le Fur, en faveur d’une refonte du traitement fiscal de la dépendance. […]
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
I. – L’article 199 quindecies du code général des impôts est ainsi modifié :
1° À la première phrase, après le mot : « impôt », sont insérés les mots : « jusqu’au 31 décembre 2025 » ;
2° Sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« Au titre des dépenses supportées du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2027, les contribuables bénéficient d’un crédit d’impôt égal à 25 % de ces dépenses.
« Le montant annuel des dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt ne peut excéder 10 000 € par personne hébergée. »
II. – Le I n’est applicable qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.
III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Article parmi les plus disputés du texte ARTICLE 2 : 59 scrutins publics, dont 10 serrés. Voir le classement
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
Ce qui est voté
Le projet de loi de finances (le budget de l’État) a été déposé à l’Assemblée le 14 octobre 2025, au nom du Premier ministre Sébastien Lecornu. Son exposé général des motifs visait un déficit public de 4,7 % du PIB en 2026, après 5,4 % en 2025, et un retour sous 3 % en 2029, avec 6,7 milliards d’euros de plus pour la Défense. Le texte définitif prévoit dans son article liminaire un déficit de 5,0 % du PIB et une dette de 118,2 % du PIB. Parmi les mesures examinées par le Conseil constitutionnel :
- la hausse des taxes sur les titres de séjour et la naturalisation (article 128) ;
- les frais de justice pénale à la charge des condamnés majeurs sans aide juridictionnelle (article 144) ;
- l’aide au logement des étudiants étrangers hors Union européenne réservée à ceux qui remplissent les conditions d’une bourse sociale (article 179) ;
- la pérennisation des clubs de jeux, jusque-là expérimentaux (article 77).
Ce que ça change
La loi fixe les recettes et les dépenses de l’État pour 2026. Après l’échec de la commission mixte paritaire fin 2025, une loi spéciale destinée à « assurer la continuité de la vie nationale » a pris le relais en attendant le budget, selon la décision du Conseil constitutionnel (§ 11).
Ce qui est contesté
Il n’y a pas eu de vote sur l’ensemble. En première lecture, l’Assemblée a rejeté la partie « recettes » par 404 voix contre 1 (scrutin n° 4241). Ensuite, le Gouvernement a utilisé trois fois l’article 49.3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote sauf si une motion de censure réunit la majorité des députés. Le 2 février 2026, la motion de LFI, des écologistes et de la GDR a obtenu 260 voix et celle du RN et de l’UDR 135, pour 289 requises, selon le compte rendu.
La motion de gauche affirme : « La justice fiscale est totalement absente du volet recettes. » Celle du RN et de l’UDR rappelle que le Premier ministre avait déclaré renoncer au 49.3 et estime que le budget « ne répond pas à la crise du pouvoir d’achat ». Hervé Saulignac (Socialistes) explique que son groupe ne votera pas la censure, tout en précisant : « Ce budget ne sera pas le nôtre. »
Côté soutiens, Nicolas Ray (Droite républicaine) juge qu’« il serait fou de renverser le gouvernement » et met en avant 6,5 milliards d’euros de plus pour les armées. Michel Castellani (LIOT) estime que le budget « nous convient mal », mais annonce que son groupe, « très majoritairement », ne votera pas les motions.
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi les 4, 5 et 6 février 2026 par des députés RN, par le Premier ministre, par des députés LFI, écologistes et GDR, puis socialistes, le Conseil a rendu le 19 février 2026 la décision n° 2026-901 DC. Censurés :
- la réduction de loyer de solidarité limitée aux locataires HLM qui touchent l’APL (article 180, § 232 à 237) ;
- des « cavaliers budgétaires », mesures sans rapport avec les finances de l’État, dans six articles, comme une dérogation au secret fiscal pour le Centre national du cinéma (articles 59, 69, 99, 124, 170 et 200, § 86 à 88 et 268 à 274) ;
- la redevance sur les paris hippiques en ligne, dont l’entrée en vigueur dépendait d’un décret sans limite de temps (article 160, § 275 à 277).
Réserves d’interprétation (conditions de lecture) : le juge doit vérifier que les frais de justice restent proportionnés à la situation économique du condamné (§ 198) ; les critères d’aide au logement des étudiants étrangers devront respecter le Préambule de 1946 (§ 223). Le Conseil juge la procédure régulière : les annonces du Premier ministre sur le 49.3 « ne sauraient le lier » (§ 12).
Où en est le texte
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 20 février 2026, selon le dossier législatif.
Sources
- Projet de loi de finances pour 2026 n° 1906 et exposé général des motifs (14 octobre 2025)
- Scrutin public n° 4241 sur la première partie (première lecture) (21 novembre 2025)
- Motion de censure de M. Peu, Mme Panot, Mme Chatelain et 110 députés (30 janvier 2026)
- Motion de censure de Mme Le Pen, M. Ciotti et 104 députés (30 janvier 2026)
- Compte rendu de la séance du 2 février 2026, Assemblée nationale (2 février 2026)
- Texte définitif, T.A. n° 227, Assemblée nationale (2 février 2026)
- Décision n° 2026-901 DC, Conseil constitutionnel (19 février 2026)
- Dossier législatif, Assemblée nationale (19 février 2026)
Explication de la rédaction · mise à jour le 24 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 87
- Contre
- 206
- Abstention
- 18
- Non-votant
- 15
- Votants
- 311
- Exprimés
- 293
- Majorité requise
- 147
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 123 membres | Pour | 76 | 0 | 0 | 0 | |
| EPR 92 membres | Contre | 0 | 40 | 3 | 7 | |
| LFI-NFP 71 membres | Contre | 1 | 55 | 0 | 0 | |
| SOC 69 membres | Contre | 0 | 55 | 0 | 0 | |
| DR 50 membres | Abstention | 6 | 4 | 10 | 3 | |
| ECOS 38 membres | Contre | 1 | 14 | 3 | 0 | |
| DEM 36 membres | Contre | 0 | 15 | 1 | 2 | |
| HOR 34 membres | Contre | 0 | 12 | 0 | 2 | |
| LIOT 22 membres | Contre | 0 | 5 | 0 | 1 | |
| GDR 17 membres | Contre | 0 | 4 | 1 | 0 | |
| UDDPLR 16 membres | Pour | 3 | 0 | 0 | 0 | |
| NI 9 membres | Contre | 0 | 2 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 76 dans le décompte
Pour (76) : Nicolas Meizonnet, Marie-France Lorho, Christian Girard, Jérôme Buisson, Nicolas Dragon, José Beaurain, Jocelyn Dessigny, Jorys Bovet, Jordan Guitton, Angélique Ranc, Christophe Barthès (ancien député), Gisèle Lelouis, Lionel Tivoli, Franck Allisio, Caroline Colombier, Géraldine Grangier, Katiana Levavasseur, Kévin Mauvieux, Timothée Houssin, Lisette Pollet, Yoann Gillet, Pascale Bordes (ancien député), Pierre Meurin, Stéphanie Galzy, Edwige Diaz (ancien député), Alexis Jolly, Hélène Laporte, Florence Goulet, Christophe Bentz, Michaël Taverne, Matthieu Marchio, Alexandre Sabatou, Kévin Pfeffer, Alexandre Loubet, Michel Guiniot, Anaïs Sabatini, Antoine Villedieu, Emeric Salmon, Béatrice Roullaud, Jean-Philippe Tanguy, Yaël Ménaché, Marine Hamelet, Stéphane Rambaud, Philippe Lottiaux, Frank Giletti (ancien député), Frédéric Boccaletti, Philippe Schreck, Bénédicte Auzanot, Eddy Casterman, Alexandre Dufosset, Bruno Clavet, Monique Griseti, Romain Tonussi, Emmanuel Fouquart, Nadine Lechon, Florence Joubert, Thibaut Monnier, René Lioret, Sylvie Josserand (ancien député), Manon Bouquin (ancien député), Julien Gabarron, Thierry Perez, Julien Guibert, Frédéric Weber, Anthony Boulogne, Maxime Amblard, Thierry Tesson, Claire Marais-Beuil, David Magnier, Antoine Golliot, Marc de Fleurian, Aurélien Dutremble, Patrice Martin, Julien Limongi, Matthias Renault, Sophie-Laurence Roy
Ensemble pour la République 50 dans le décompte
Contre (40) : Sébastien Huyghe, Éric Woerth (ancien député), Franck Riester (ancien député), Constance Le Grip, Éric Bothorel, Olivier Becht, Brigitte Klinkert, Vincent Ledoux, Sylvain Maillard, Olga Givernet, Sandrine Le Feur, Jean-René Cazeneuve, Liliana Tanguy, Michel Lauzzana, Denis Masséglia, Nicole Le Peih, Jean-Michel Jacques, Ludovic Mendes, Brigitte Liso, Anne Genetet, Jean Terlier, Céline Calvez, Olivia Grégoire, Natalia Pouzyreff, Jean-Marie Fiévet, Gabriel Attal, Christophe Marion, Françoise Buffet, Charles Sitzenstuhl, Julie Delpech, Caroline Yadan, Antoine Armand (ancien député), Nathalie Coggia, Paul Midy, Pierre Cazeneuve, Marie-Ange Rousselot (ancien député), Yannick Chenevard, Prisca Thevenot, Joséphine Missoffe, Emmanuelle Hoffman
Abstention (3) : Danielle Brulebois, Anthony Brosse, Nicolas Metzdorf
Non-votant (7) : Stéphanie Rist (ancien député), Roland Lescure (ancien député), Yaël Braun-Pivet, Eléonore Caroit (ancien député), Mathieu Lefèvre (ancien député), David Amiel (ancien député), Maud Bregeon (ancien député)
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 56 dans le décompte
Pour (1) : Éric Coquerel
Contre (55) : Élisa Martin, Ugo Bernalicis, Bastien Lachaud, Mathilde Panot, Jean-Hugues Ratenon, Danièle Obono, Sarah Legrain, Manuel Bompard, Sébastien Delogu, Murielle Lepvraud, Hadrien Clouet, Nathalie Oziol, Sylvain Carrière, Mathilde Hignet, Andrée Taurinya, Ségolène Amiot, Matthias Tavel, David Guiraud (ancien député), Marianne Maximi, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Gabriel Amard (ancien député), Idir Boumertit, Rodrigo Arenas, Élise Leboucher, Jean-François Coulomme, Aurélie Trouvé, Alma Dufour, Nadège Abomangoli, Jérôme Legavre, Clémence Guetté, Louis Boyard, Damien Maudet, Ersilia Soudais, Manon Meunier, Maxime Laisney, Farida Amrani, Paul Vannier, Arnaud Le Gall, Aurélien Saintoul, Perceval Gaillard, Aymeric Caron, René Pilato, Sandrine Nosbé, Marie Mesmeur, Mathilde Feld, Aurélien Le Coq, Anaïs Belouassa-Cherifi, Abdelkader Lahmar, Arnaud Saint-Martin, Zahia Hamdane, Claire Lejeune, Bérenger Cernon, Aly Diouara, Gabrielle Cathala
Socialistes et apparentés 55 dans le décompte
Contre (55) : Alain David, Jérôme Guedj, François Hollande, Pascale Got, Guillaume Garot, Marietta Karamanli, Hervé Saulignac, Marie Récalde, Claudia Rouaux, Fanny Dombre Coste, Laurent Baumel, Dominique Potier, Colette Capdevielle, Olivier Faure, Christian Baptiste, Philippe Naillet, Chantal Jourdan, Boris Vallaud, Belkhir Belhaddad, Sacha Houlié, Gérard Leseul, Isabelle Santiago, Arthur Delaporte, Philippe Brun, Mickaël Bouloux, Anna Pic, Roger Vicot, Iñaki Echaniz, Fatiha Keloua Hachi, Stéphane Delautrette, Elie Califer, Aurélien Rousseau, Emmanuel Grégoire (ancien député), Marie-José Allemand, Valérie Rossi, Laurent Lhardit, Paul Christophle, Océane Godard, Pierre Pribetich, Arnaud Simion, Jacques Oberti, Pierrick Courbon, Karim Benbrahim, Fabrice Roussel, Christophe Proença, Sophie Pantel, Estelle Mercier, Stéphane Hablot, Julien Gokel (ancien député), Thierry Sother, Florence Herouin-Léautey, Céline Hervieu, Céline Thiébault-Martinez, Dieynaba Diop, Ayda Hadizadeh
Droite Républicaine 23 dans le décompte
Pour (6) : Xavier Breton, Vincent Descoeur, Pierre Cordier, Jérôme Nury (ancien député), Thierry Liger, Corentin Le Fur
Contre (4) : Marie-Christine Dalloz, Jean-Pierre Vigier, Patrick Hetzel, Fabien Di Filippo (ancien député)
Abstention (10) : Michèle Tabarot, Jean-Luc Bourgeaux, Philippe Juvin, Eric Liégeon, Christelle Minard, Émilie Bonnivard, Nicolas Ray, Alexandra Martin (Alpes-Maritimes), Sylvie Dezarnaud (ancien député), Justine Gruet
Non-votant (3) : Nicolas Forissier (ancien député), Vincent Jeanbrun (ancien député), Sébastien Martin (ancien député)
Écologiste et Social 18 dans le décompte
Pour (1) : Pouria Amirshahi
Contre (14) : Dominique Voynet, Delphine Batho, Jean-Louis Roumégas, François Ruffin, Nicolas Thierry, Charles Fournier, Jérémie Iordanoff, Karim Ben Cheikh, Sabrina Sebaihi, Danielle Simonnet, Catherine Hervieu, Emmanuel Duplessy, Arnaud Bonnet, Steevy Gustave
Abstention (3) : Hendrik Davi, Sébastien Peytavie, Tristan Lahais
Les Démocrates 18 dans le décompte
Contre (15) : Sophie Mette, Sandrine Josso, Philippe Bolo (ancien député), Géraldine Bannier, Jimmy Pahun, Jean-Paul Mattei, Bruno Fuchs, Romain Daubié, Mickaël Cosson, Laurent Croizier, Emmanuel Mandon, Delphine Lingemann, Louise Morel, Éric Martineau, Pascal Lecamp
Abstention (1) : Maud Petit
Non-votant (2) : Christophe Blanchet, Marina Ferrari (ancien député)
Horizons & Indépendants 14 dans le décompte
Contre (12) : Thierry Benoit, Paul Christophe (ancien député), Xavier Roseren, Béatrice Piron, Jérémie Patrier-Leitus, Christophe Plassard (ancien député), François Gernigon, Félicie Gérard, Didier Lemaire, Béatrice Bellamy (ancien député), Jean-Michel Brard, Thomas Lam
Non-votant (2) : Naïma Moutchou (ancien député), Anne Le Hénanff (ancien député)
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 6 dans le décompte
Contre (5) : Yannick Favennec-Bécot, Joël Bruneau, Harold Huwart (ancien député), Laurent Mazaury, Charles de Courson
Non-votant (1) : Laurent Panifous (ancien député)
Gauche Démocrate et Républicaine 5 dans le décompte
Contre (4) : Nicolas Sansu, Stéphane Peu, Karine Lebon, Emmanuel Tjibaou
Abstention (1) : Soumya Bourouaha
Union des droites pour la République 3 dans le décompte
Pour (3) : Vincent Trébuchet, Olivier Fayssat, Alexandre Allegret-Pilot
Non inscrit 2 dans le décompte
Contre (2) : Philippe Bonnecarrère, Raphaël Schellenberger
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin