Votes · Scrutin n° 5062 · 15 janvier 2026 · scrutin public ordinaire
L'amendement n° 1656 de M. Balanant à l'article 9 septies du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).
Demandé par : Président de séance
Ce qui est voté
- Objet du vote
- Un amendement, c'est-à-dire une proposition de modification du texte · Article 9 septies
- Texte
- Projet de loi de finances pour 2026 Projet de loi de finances de l'année
Amendement déposé par M. Balanant et Mme Mette (DEM) · sort : rejeté
Ce que l’auteur en dit (exposé sommaire)
Depuis des siècles, les monuments du centre des monuments nationaux incarnent la grandeur du patrimoine français.
Aujourd’hui, nombre de ces monuments emblématique sont gravement menacés et nécessitent d’être restaurés. Face à ce défi patrimonial et financier, la mobilisation collective est indispensable. La préservation de tels joyaux ne peut reposer uniquement sur les financements publics ou institutionnels.
Afin d’encourager et de valoriser la générosité populaire autour de ces projets d’intérêt national, le présent amendement propose d’instaurer une majoration exceptionnelle de la réduction d’impôt pour les dons effectués au profit de la restauration, de la sécurisation et de l’entretien de ces monuments rattachés au centre des monuments nationaux, sur le modèle du dispositif mis en place à la suite de l’incendie de Notre-Dame de Paris.
Cette mesure vise à reconnaître l’engagement des donateurs et à faciliter la contribution de tous à la sauvegarde d’un trésor patrimonial universel, transmis de génération en génération. Elle affirme également la volonté de la Nation de protéger et de valoriser son patrimoine historique face aux menaces du temps et du climat.
En permettant à chacun de participer à cet effort collectif, cette disposition traduit concrètement l’attachement de la France à la conservation de son patrimoine commun et à la transmission de son histoire.
Ce que l’amendement change dans le texte (dispositif)
I. – À la première phrase, substituer à la date :
« 1er janvier 2026 »
les mots :
« lendemain de la promulgation de la présente loi ».
II. – En conséquence, à la même première phrase, après le mot :
« restauration »
insérer les mots :
« de la sécurisation, de l’entretien ».
III. – En conséquence, à ladite première phrase, après la première occurrence du mot :
« Chambord »
insérer les mots :
« et des monuments nationaux relevant du Centre des monuments nationaux, ».
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »
Texte de l’auteur, non réécrit : amendement sur le site de l’Assemblée nationale
Le texte expliqué : ce qu’il change, ce qui est contesté
Ce qui est voté
Le projet de loi de finances (le budget de l’État) a été déposé à l’Assemblée le 14 octobre 2025, au nom du Premier ministre Sébastien Lecornu. Son exposé général des motifs visait un déficit public de 4,7 % du PIB en 2026, après 5,4 % en 2025, et un retour sous 3 % en 2029, avec 6,7 milliards d’euros de plus pour la Défense. Le texte définitif prévoit dans son article liminaire un déficit de 5,0 % du PIB et une dette de 118,2 % du PIB. Parmi les mesures examinées par le Conseil constitutionnel :
- la hausse des taxes sur les titres de séjour et la naturalisation (article 128) ;
- les frais de justice pénale à la charge des condamnés majeurs sans aide juridictionnelle (article 144) ;
- l’aide au logement des étudiants étrangers hors Union européenne réservée à ceux qui remplissent les conditions d’une bourse sociale (article 179) ;
- la pérennisation des clubs de jeux, jusque-là expérimentaux (article 77).
Ce que ça change
La loi fixe les recettes et les dépenses de l’État pour 2026. Après l’échec de la commission mixte paritaire fin 2025, une loi spéciale destinée à « assurer la continuité de la vie nationale » a pris le relais en attendant le budget, selon la décision du Conseil constitutionnel (§ 11).
Ce qui est contesté
Il n’y a pas eu de vote sur l’ensemble. En première lecture, l’Assemblée a rejeté la partie « recettes » par 404 voix contre 1 (scrutin n° 4241). Ensuite, le Gouvernement a utilisé trois fois l’article 49.3 de la Constitution, qui permet d’adopter un texte sans vote sauf si une motion de censure réunit la majorité des députés. Le 2 février 2026, la motion de LFI, des écologistes et de la GDR a obtenu 260 voix et celle du RN et de l’UDR 135, pour 289 requises, selon le compte rendu.
La motion de gauche affirme : « La justice fiscale est totalement absente du volet recettes. » Celle du RN et de l’UDR rappelle que le Premier ministre avait déclaré renoncer au 49.3 et estime que le budget « ne répond pas à la crise du pouvoir d’achat ». Hervé Saulignac (Socialistes) explique que son groupe ne votera pas la censure, tout en précisant : « Ce budget ne sera pas le nôtre. »
Côté soutiens, Nicolas Ray (Droite républicaine) juge qu’« il serait fou de renverser le gouvernement » et met en avant 6,5 milliards d’euros de plus pour les armées. Michel Castellani (LIOT) estime que le budget « nous convient mal », mais annonce que son groupe, « très majoritairement », ne votera pas les motions.
Ce qu’a décidé le Conseil constitutionnel
Saisi les 4, 5 et 6 février 2026 par des députés RN, par le Premier ministre, par des députés LFI, écologistes et GDR, puis socialistes, le Conseil a rendu le 19 février 2026 la décision n° 2026-901 DC. Censurés :
- la réduction de loyer de solidarité limitée aux locataires HLM qui touchent l’APL (article 180, § 232 à 237) ;
- des « cavaliers budgétaires », mesures sans rapport avec les finances de l’État, dans six articles, comme une dérogation au secret fiscal pour le Centre national du cinéma (articles 59, 69, 99, 124, 170 et 200, § 86 à 88 et 268 à 274) ;
- la redevance sur les paris hippiques en ligne, dont l’entrée en vigueur dépendait d’un décret sans limite de temps (article 160, § 275 à 277).
Réserves d’interprétation (conditions de lecture) : le juge doit vérifier que les frais de justice restent proportionnés à la situation économique du condamné (§ 198) ; les critères d’aide au logement des étudiants étrangers devront respecter le Préambule de 1946 (§ 223). Le Conseil juge la procédure régulière : les annonces du Premier ministre sur le 49.3 « ne sauraient le lier » (§ 12).
Où en est le texte
La loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 a été publiée au Journal officiel du 20 février 2026, selon le dossier législatif.
Sources
- Projet de loi de finances pour 2026 n° 1906 et exposé général des motifs (14 octobre 2025)
- Scrutin public n° 4241 sur la première partie (première lecture) (21 novembre 2025)
- Motion de censure de M. Peu, Mme Panot, Mme Chatelain et 110 députés (30 janvier 2026)
- Motion de censure de Mme Le Pen, M. Ciotti et 104 députés (30 janvier 2026)
- Compte rendu de la séance du 2 février 2026, Assemblée nationale (2 février 2026)
- Texte définitif, T.A. n° 227, Assemblée nationale (2 février 2026)
- Décision n° 2026-901 DC, Conseil constitutionnel (19 février 2026)
- Dossier législatif, Assemblée nationale (19 février 2026)
Explication de la rédaction · mise à jour le 24 octobre 2026 · méthode
Rejeté
L'Assemblée nationale n'a pas adopté · Majorité absolue des suffrages exprimés
- Pour
- 56
- Contre
- 66
- Abstention
- 5
- Non-votant
- 2
- Votants
- 127
- Exprimés
- 122
- Majorité requise
- 62
Par groupe
| Groupe | Position majoritaire | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Répartition |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RN 122 membres | Pour | 49 | 0 | 0 | 1 | |
| EPR 91 membres | Contre | 0 | 16 | 2 | 1 | |
| LFI-NFP 71 membres | Contre | 0 | 14 | 0 | 0 | |
| SOC 69 membres | Contre | 0 | 14 | 0 | 0 | |
| DR 49 membres | Contre | 0 | 8 | 1 | 0 | |
| ECOS 38 membres | Contre | 0 | 6 | 0 | 0 | |
| DEM 36 membres | aucun vote | 4 | 4 | 0 | 0 | |
| HOR 34 membres | Abstention | 0 | 0 | 2 | 0 | |
| LIOT 22 membres | Contre | 0 | 2 | 0 | 0 | |
| GDR 17 membres | Contre | 0 | 1 | 0 | 0 | |
| UDDPLR 16 membres | Pour | 3 | 0 | 0 | 0 | |
| NI 10 membres | Contre | 0 | 1 | 0 | 0 |
Qui a voté quoi
Rassemblement National 50 dans le décompte
Pour (49) : Hervé de Lépinau, Christian Girard, Gisèle Lelouis, Lionel Tivoli, José Gonzalez, Caroline Colombier, Géraldine Grangier, Katiana Levavasseur, Kévin Mauvieux, Christine Loir, Serge Muller, Pierre Meurin, Edwige Diaz (ancien député), Alexis Jolly, Florence Goulet, Christophe Bentz, Michaël Taverne, Philippe Ballard, Alexandre Loubet, Caroline Parmentier, Thierry Frappé, Sandrine Dogor-Such, Sophie Blanc, Anaïs Sabatini, Antoine Villedieu, Nathalie Da Conceicao Carvalho, Jean-Philippe Tanguy, Marine Hamelet, Stéphane Rambaud, Philippe Lottiaux, Frank Giletti (ancien député), Eddy Casterman, Guillaume Florquin, Monique Griseti, Romain Tonussi, Pascal Markowsky, Nadine Lechon, Sylvie Josserand (ancien député), Manon Bouquin (ancien député), Thierry Perez, Julien Guibert, Anthony Boulogne, Marc de Fleurian, Jonathan Gery, Patrice Martin, Matthias Renault, Catherine Rimbert, Gaëtan Dussausaye, Sébastien Humbert
Non-votant (1) : Sébastien Chenu
Ensemble pour la République 19 dans le décompte
Contre (16) : Éric Woerth (ancien député), Hervé Berville (ancien député), Guillaume Kasbarian, Jean-René Cazeneuve, Denis Masséglia, Nicole Dubré-Chirat, Céline Calvez, Natalia Pouzyreff, Agnès Pannier-Runacher, Christophe Marion, Charles Sitzenstuhl, Nathalie Coggia, Paul Midy, Prisca Thevenot, Anne-Sophie Ronceret, Christophe Mongardien
Abstention (2) : Constance Le Grip, Sandrine Lalanne
Non-votant (1) : Yaël Braun-Pivet
La France insoumise – Nouveau Front Populaire 14 dans le décompte
Contre (14) : Éric Coquerel, Christophe Bex, Andrée Taurinya, Ségolène Amiot, Emmanuel Fernandes, Sylvie Ferrer, Aurélie Trouvé, Damien Maudet, Maxime Laisney, Arnaud Le Gall, Pierre-Yves Cadalen, Mathilde Feld, Aurélien Le Coq, Claire Lejeune
Socialistes et apparentés 14 dans le décompte
Contre (14) : Jérôme Guedj, Claudia Rouaux, Dominique Potier, Philippe Naillet, Gérard Leseul, Arthur Delaporte, Philippe Brun, Mickaël Bouloux, Stéphane Delautrette, Martine Froger, Aurélien Rousseau, Laurent Lhardit, Karim Benbrahim, Fabrice Roussel
Droite Républicaine 9 dans le décompte
Contre (8) : Marie-Christine Dalloz, Philippe Juvin, Véronique Louwagie (ancien député), Patrick Hetzel, Eric Liégeon, Jean-Pierre Taite (ancien député), Corentin Le Fur, Lionel Duparay
Abstention (1) : Jean-Didier Berger (ancien député)
Écologiste et Social 6 dans le décompte
Contre (6) : Pouria Amirshahi, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Karim Ben Cheikh, Tristan Lahais, Arnaud Bonnet
Les Démocrates 8 dans le décompte
Pour (4) : Sophie Mette, Jimmy Pahun, Mickaël Cosson, Louise Morel
Contre (4) : Jean-Paul Mattei, Emmanuel Mandon, Pascal Lecamp, Anne Bergantz
Horizons & Indépendants 2 dans le décompte
Abstention (2) : Lise Magnier, Félicie Gérard
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires 2 dans le décompte
Contre (2) : Joël Bruneau, Laurent Mazaury
Gauche Démocrate et Républicaine 1 dans le décompte
Contre (1) : Édouard Bénard
Union des droites pour la République 3 dans le décompte
Pour (3) : Sophie Ricourt Vaginay, Olivier Fayssat, Alexandre Allegret-Pilot
Non inscrit 1 dans le décompte
Contre (1) : Philippe Bonnecarrère
Source : Assemblée nationale, open data, scrutins publics · fichier du 24 octobre 2026 · Licence Ouverte · analyse officielle du scrutin